Championnat de France Formule Campus
DIJON les 11/12/13 Mai 2007
Concilier les études et le sport
de haut niveau
Vendredi
4 h 30 du matin, un élève quelque peu différents
des ses camarades de pensionnat, se lève.
Il a préparé toutes ses affaires la veille, affaires
personnelles, matériels de classe, équipements sportifs.
Il a révisé ensuite ses leçons pour lundi.
A 22 h 00 il a pu enfin allé
se coucher munis des ses boules anti-bruit. Instruments indispensables
pour trouver le sommeil dans une chambre éclairée
et couverte par les discussions des 5 autres occupants (hors du
cadre sport études).
Vendredi
5 h 00, dans l’obscurité (les éclairages étant
coupé par les surveillants) et le silence total, il franchit
avec ses nombreux sacs de voyage la première porte du pensionnat.
Il escalade ensuite la grille du pensionnat, des départs
aussi matinaux n’étant pas prévu, il doit
quitter son internat comme un évadé…
Un évadé sportif
se rendant avec plaisir sur un meeting important de la super séries
FFSA.
A 5 h 15 il prend place à
bord du bus, direction Dijon.
Vendredi
11 h 30, le bus franchit les portes de ce magnifique complexe
automobile. Dans un cadre magnifique et verdoyant, offrant une
infrastructure moderne et très efficace.
Rodolphe découvre totalement ce circuit.
A peine arrivé, il vient
saluer l’équipe de mécanicien de ce week-end.
Il doit rapidement allé enfiler son équipement pilote
pour effectuer les derniers réglages techniques sur sa
monoplace.
Des chaussettes longues, un polo, un caleçon long ignifugé,
puis une combinaison triples épaisseurs, ses bottines montantes,
son casque, le système Hans, ses gants. Il est prêt.
Avec son mécanicien, il reprend le réglage de son
pédalier, afin de pouvoir effectuer très efficacement
le talon pointe.
La monoplace est prête. Il faut alors se changer et enfiler
la tenue officielle pour aller déjeuner dans le motor home
Auto Sport Académy.
Au menu, un repas concocté
light spécial sportif. Oublions donc le menu invité
avec ses superbes salades, ses viandes, ses sauces et merveilleux
desserts…
Vendredi
14 h 00 la monoplace numéro 1 entre en piste
A nouveau pour notre jeune pilote
Montilien s’est une découverte total. Rodolphe a
apprit ce tracé avec une vidéo trouvé sur
Internet…
Nous savons qu’une fois de plus la grande majorité
du plateau est venu rouler à Dijon afin d’effectuer
des essais privés.
Pour Rodolphe cette option a été impossible, essentiellement
pour une raison budgétaire. Une séance de roulage
privée se chiffre entre 2000 et 3000 euros la journée.
Son budget ne lui permet pas ce type d’essais.
Il est surprenant, cette série
devait juste lui servir à se familiariser avec ce tracé
très rapide et piégeur à plusieurs endroits.
Le Sport Etudes Montilien semble vite trouver ses repères
et passent le S de Dijon dans un très bon rythme.
La série terminée il entre au stand satisfait. Dijon
lui plait beaucoup.
« C’est super et
très rapide, je suis encore un peu lent à certains
endroits. Je vais étudier mes acquisitions de données
pour vérifier où je peux m’améliorer.
Il faut aussi que j’arrive à toucher le rupteur au
bout de la ligne droite « .
Il réalise le 18e temps de
cette série, pas mal pour une simple découverte.
22 h 00, Rodolphe retrouve sa chambre
d’hôtel en compagnie de son ami Equatorien Miguel
Villagomez.
Plus âgé de 5 ans, Miguel est un le grand frère
sportif de Rodolphe. Miguel très loin de sa famille et
de son pays retrouve avec Rodolphe un lien affectif fort.
Mais sur la piste ils redeviennent l’un et l’autre
des pilotes.
Et non… Pas de bavardage, ni de jeux d’adolescent
dans cette chambre d’hôtel, pourquoi ?.
La journée de samedi commencera
à 5 h 00 par un réveil musculaire…(ça
calme !!)
Etre en mesure de réussir
ses qualifs
Samedi
7 h 15, notre pilote est prêt. Equipé, il est installé
dans sa voiture.
Etre en mesure de réussir ses qualifications sans rencontrer
les ennuis techniques de Nogaro et Lédenon.
8 h 00, les 27 monoplaces s’élancent, tous déterminés
à prendre une bonne place sur la grille de départ
de ce soir.
C’est une séance difficile
et confuse. Chacun cherchant un tour libre, un tour propre sans
personne devant. Ceci afin de pouvoir appliquer au maximum les
règles de pilotage et ainsi pouvoir réaliser un
superbe chrono.
On se fait des politesse, vas y passe toi, non vas y toi.
Le pilote de Montélimar est coincé derrière
un groupe de cinq monoplaces qui occupent la largeur de la piste.
Il décide de ralentir pour les laisser s’éloigner
et trouver un trou clair. C’est difficile et le temps n’est
pas très bon. Les pilotes ayant trouvé de l’espace
sont bien loin devant.
Une sortie de route oblige le Safety Car à entrer en action.
Ce qui n’arrange pas les affaires de Rodolphe.
Que se passe t’il alors dans son casque ?, à tout
juste 15 ans, bloqué derrière la voiture de sécurité
en sachant que pour le moment le temps n’est pas bon, qu’il
reste peu de tour à parcourir pour l’améliorer..
La direction de course interrompt
la séance. Au bout de quelques minutes très longues,
le peloton de furieux reprend la piste pour tout juste 3 tours.
Trois petits tours seulement. On voit la numéro un surgir
des stands et partir seule, s’étant créer
ainsi un tour assez clair.
Il réalise 1’ 30’’ 300, se qui le classe
sur la grille de la première course en 18e place.
Séance qualif. 2 :
Passage au stand de toutes les Formules
Renault Campus pour un contrôle des monoplaces. On entend
les 27 moteurs Renault reprendre la piste pour la deuxième
séance.
La voiture aux couleurs Auto Grill/ Dauphiné Isolation
nous offre de très beaux passages, c’est propre clair
et très incisif.
Dans le S le pilote de l’ASA Montélimar est très
rapide, sans allumer ses pneus.
On sent déjà que le
week-end va être très animé. Lors des qualifications
nous assistons déjà à de belles passes d’armes
entre pilotes.
Fin de la séance, le micro
annonce Rodolphe Amyot 12e temps de cette série en 1’
29’’ 387.
La deuxième série lui
a permit de se familiariser d’avantage encore avec cette
piste. Le pilote au casque jaune Fluo améliore alors immédiatement
son temps d’une seconde au tour d’une manche à
l’autre…
« Je suis content de mes
essais, la première série j’ai eu du mal a
appliqué mon pilotage car c’était très
difficile de trouver un tour clair. J’ai profité
au maximum des 3 derniers tours.
Sur la deuxième ça va mieux. Je suis confiant car
je sais que je fais encore des erreurs et je dois pouvoir les
corriger « .
La fin de la matinée est
ponctuée par le débriefing pilote, technique et
course.
Puis celui de la Direction de course, rappelant les règles
sportives à chaque meeting.
Puis vient l’heure du déjeuner avant une séances
de dédicaces organisé par le service communication
d’Auto Sport Academy.
Ils sont trois pilotes à se rendre à ce moment convivial
avec les spectateurs venus très nombreux. Chacun repart
avec une affiche et un petit mot de chacun des trois pilotes.
Le présentateur profite de cet instant pour faire une interview
de Rodolphe.
Celui-ci semble t’il séduit par la gentillesse et
la discrétion du pilote du comité Rhône Alpes
du Sport Auto, le répétera plusieurs fois durant
les présentations d’avant courses.
De 13 h 00 à 16 h 00 tous
les concurrents du plateau Campus ont quartier libre.
Rodolphe par avec son frère Guillaume (toujours présent
lors des courses ) et son père. Ils vont passer un moment
dans un gîte à la campagne.
16 h 00, il retrouve l’ambiance
du circuit. Nous le laissons seul rejoindre son équipe.
Il doit se préparer, faire sa séance de sophrologie
d’avant course (il est suivi pour cela par Brigitte une
sophrologue de Montélimar).
LE TOUT JEUNE PILOTE DANS LE TOP 12
Samedi
18 h 00, Le commentateur présente la grille de cette première
course. Il revients sur sa rencontre agréable avec Rodolphe
et signal de façon sympathique et encourageante ses progrès
depuis ses débuts. Un pilote à suivre…
Le tour de chauffe, puis de formation.
La grille est en place, les mécanos et les hôtesses
quittent la rampe de lancement de ses 26 furieux. (Il en manque
un qui a endommagée sa monoplace lors de la deuxième
séance d’essai).
La meute passe au complet dans le
premier tour. Le casque fluo perd pendant deux tours le contact
avec la monoplace qui le précède. Enfin, nous le
revoyons revenir sur la monoplace de devant.
Il attaque, mais il est attaqué.
Derrière lui un groupe de cinq monoplaces sont parties
en chasse. En chasse sur la numéro un.
On imagine tous alors cette pression.
Dans ses rétros il doit voir ce groupe, tous décidés
à attendre une faute de sa part.
Mais, la faute ne viendra pas au
contraire, régulier, précis la voiture soutenu par
la Ville de Montélimar distance ses adversaires et reprend
du terrain sur le groupe de devant.
Il passe devant nous 17e, puis 15e. La course est très
animée. Sa bataille à tous les niveaux. On annonce
des monoplaces qui font des sorties de pistes. Certaines se remettent
en route d’autres abandonnent.
A chaque fois, nous guettons le passage de notre pilote, qui roule
en soutenant les magnifiques combats de la Fondation Brigitte
Bardot. Sur sa voiture il arbore ainsi les couleurs de la Fondation.
14e, 13e, quelques tours encore, il est en bagarre dans un groupe
représenté du 9e au 14e. Les points ne sont pas
loin.
Il passe la ligne d’arrivée en 12e position. A deux
places des points pour le Championnat. Effectuant une belle remontée
de 6 places au général.
Quelle course, une des plus animée
depuis le début de saison.
Au paddock, Rodolphe a le sourire.
Il nous commente sa course.
« C’était
très chaud, la bagarre était permanente. J’étais
tantôt attaqué et parfois je n’ai pas pu résisté.
Puis ensuite je suis arrivé à revenir pour reprendre
ma place.
J’ai trouvé certaines astuces de ce tracé.
Je suis maintenant très rapide dans la ligne droite des
stands, dans cette partie je suis au maximum de puissance de ma
monoplace.
Pour dépasser, dans cette ligne droite, il faut prendre
l’aspiration de la voiture de devant, on gagne alors 4 à
5 dixièmes.
Je suis content car je suis dans le rythme du groupe des 12 et
ça roule vraiment très vite. ».
La course a vraiment était très chaude. Les managers
d’Auto sport Academy doivent même rappeler à
l’ordre certains pilotes empêchant, selon les méthodes
des courses de karting, leurs poursuivants de dépasser.
Rodolphe en fait partie… et oui parfois il est très
incisif.
Ayant déjà discuté
de cela avec ses deux collègues concernés. Après
analyse, Il va de lui même les voir pour leur annoncer que
pour la prochaine course, de sa part il n’y aura pas de
« méthode karting ».Les dépassement
se feront tous à la régulière.
La journée se termine à
22 h 30, l’heure ou Rodolphe s’endort avec certainement
des milliers d’images en tête.
Et sans doute le rêve que de nouveaux partenaires le rejoignent
lui permettant d’exprimer ainsi tout son talent.
Rodolphe a aujourd’hui, garce à ses partenaires boucler
le ¾ de son budget saison.
Il lui manque un budget pour pouvoir aller s’entraîner.
Un complément de budget casse, lui permettant de se libérer
la tête de ce souci.
A l’heure d’aujourd’hui Rodolphe sait que si
il faisait une sortie avec beaucoup de dégâts matériel
sa saison devrait s’arrêtait.
Conscient et réaliste, parfois il est obligé de
gérer sa course en fonction de se paramètre.
Il confirme sa présence dans le TOP 12
Sous un temps agréable, nous
rejoignons ce circuit mythique avec plaisir et un certain stress.
L’organisation est formidable,
pratique et très agréable.
Des manifestations nombreuses sont proposées. En arrivant
nous découvrons avec surprise le nombre de spectateurs
déjà présents. Plusieurs milliers.
Nos partenaires Stick Pub, Dg Bâtiment,
Alpha Promotion,IEMS retrouvent leurs monoplace sur la 12e place
de la grille.
Le départ s’annonce mouvementé, devant lui
nous trouvons, un pilote de Dubaï, Tani Bin Thani très
décidé à garder sa position et Jim Pla, le
Champion de France de Kart qui a réalisé le 13e
juste derrière Rodolphe.
Présentation de la Grille,
Tour de chauffe, tour de formation. Le présentateur souligne
une nouvelle fois les bonnes dispositions du Montilien.
Dés le premier tour on comprend que cette course sera très
animée.
Les premiers luttent déjà pour le podium, formant
un groupe de 7 monoplaces en bagarre.
Puis un second groupe est formé ou les positions changent
régulièrement. Aucun pilote n’est dans une
situation confortable.
Tantôt attaquant, ensuite attaqué, parfois les deux
en même temps. La moindre petite erreur se paie immédiatement.
Rodolphe est attaqué il perd
une place, puis deux, il est 14e, dernier de ce groupe qui se
détache de leurs poursuivants.
Les positions changent à
nouveau, il reprend sa 12e position.
Le speaker annonce une voiture en tonneau.
Le pilote n’a rien. Ce très sympathique équatorien
nous dira après la course, en hochant les épaules
avec un large sourire
« j’ai fais oune tonnaute ».
Revenons à la course, le
Safety Car entre sur la piste, ceci regroupe les formules campus.
La course est relancée au bout de deux tours.
Rodolphe également soutenu par l’école de
commerce de Valence est 12e. Très rapide, il a maintenant
devant lui Jim Pla.
La course se joue maintenant en
deux groupes. Les 12 premiers, qui ont creusé un écart
très important sur le second groupe.
Rodolphe attaque utilisant la moindre
occasion de passer. Son prédécesseur est sous la
pression de la numéro un qui tourne en 1 30 057 soit 5
dixième plus rapide que celui qu’il poursuit.
Mais, celui-ci tente tout pour ne
pas se faire dépasser.
Dans la ligne droite le montilien, décidément très
rapide, tente plusieurs attaques. La monoplace de devant ferme
la porte et zigzag même pour empêcher le caque fluo
de passer.
Rodolphe tente à gauche, la monoplace de devant vire sur
la gauche, à droite idem.
A 200km/h, avant le freinage Rodolphe tente à nouveau de
passer. Il se trouve bloqué entre le muret et l’autre
monoplace qui le resserre. Il touche les graviers et la partie
sale de la piste.
Parvient difficilement à reprendre le contrôle de
sa monoplace. Evitant de sortir de la piste. Pas démotivé,
ni impressionné, il repart aussitôt à l’assaut.
De nouveau, le pilote de devant,
bloque Rodolphe, sous les yeux des spectateurs qui retiennent
leur respiration.
La direction de course sort alors le drapeau Noir et Blanc signalant
à Jim Pla un comportement anti-sportif.
Cela n’y fait rien, il récidive et de nouveau lors
d’une attaque, Rodolphe est coincé, ayant beaucoup
de mal à rester sur la piste.
Le drapeau noir et blanc est agité pour la seconde fois
demandant à ce pilote de revenir à un comportement
normal.
C’et le dernier tour, impossible
de passer dans ces conditions, notre jeune espoir passe la ligne
à la 12e position.
Nous
le rejoignons vite sous les stands.
Il est bien entendu très déçu et énervé
par ce type de comportement en course.
Lui qui a une éthique très forte ne comprend pas
cela.
De nombreux spectateurs, observateurs,
des mécaniciens mais également les pilotes qui ont
pu voir la scène de leurs cockpits viennent saluer Rodolphe.
Lui montrant leur soutien amical. Commentant ce qu’ils ont
vu de cette réaction anti-sportive et dangereuse.
La direction de course convoquera ce jeune pilote, afin de lui
donner un avertissement.
Il lui faut un petit moment afin
de retrouver son calme.
« c’est une course
très rapide, nous avons beaucoup bagarré dans ce
groupe. Ma voiture marche très bien. Je me sentais super
bien sur ce circuit. Les derniers tours j’étais très
rapide. Je touchais le rupteur avant le bout de la ligne droite.
Je ne comprends pas la mauvaise réaction sportive de Jim
Pla, on aurait pu partir à la faute tous les deux.
C’est dommage de réagir ainsi.
Je suis content de mon week-end car je sens mes améliorations.
Je sais que je dois encore travailler pour la suite mais je suis
très confiant.
Merci à tous ceux qui me soutiennent si gentiment ».
Nous le laissons aller se changer. Il vient ensuite saluer très
gentiment tout le staff qui s’occupe de lui durant les courses.
Il rejoint le restaurant, puis le
bus pour repartir au Mans.
A
21 h 30, nous l’avons eu au téléphone. Il
avait retrouvé sa chambre du pensionnat. En train de ranger
ses affaires, pour ensuite ouvrir ses livres d’Anglais et
de Français afin de réviser car demain il y a …
intéro.
Bravo RODOLPHE pour ce
que tu fais et ce que tu es.
Ton comité de soutien
Classement
Dijon - 12/05/2007 - 13/05/2007
RENDEZ VOUS LES 31 MAI
et 1, 2, 3 JUIN A PAU.
Pour le Championnat du monde WTCC.
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