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  Qui est Rodolphe AMYOT ?  
  Un jeune adolescent de Montélimar passionné depuis...
 
 

 
 
  Etre au coté de Rodolphe dès sa première course !
 
 
 
Compte- rendu PAU 2007. (Championnat de France Formule Campus).
 
 

Championnat de France Formule Campus
PAU les 1/2/3 Juin 2007 (Classement)

Vendredi 25 Mai 2007
SPORT ETUDES

Sport Etudes, parvenir à concilier les études et le sport à haut niveau. Pour Rodolphe ceci est un état de fait. Encore d’avantage lors de ses dernières semaines qui ceux sont écoulées.
Travaillant régulièrement très tard le soir, à l’heure ou certains d’entres nous dorment déjà, ou d’autres se détente devant un film ou un bon livre. Reprenant également ses cours le week-end pour rattraper les heures manquaient lors d’absence due aux compétitions.
Rodolphe était décidé de tout entreprendre pour réussir son pari personnel, l’objectif qu’il s’était fixé en arrivant au Mans.
Se prouver personnellement et prouvé aux personnes qui le soutiennent qu’il pouvait réussir une belle année scolaire dans des conditions particulières et difficiles.
Pari gagnait et belle victoire scolaire pour notre jeune Montilien.

Vendredi 25 Mai, le conseil de classe a décidé de lui ouvrir les portes
de la Première S en septembre 2007.
(Il fait alors parti des 4 seuls élèves admis dans ce cursus parmi ses 30 camarades de classe.)

Un Grand bravo de tout le comité
Pour cette volonté et ton sérieux durant ton année scolaire.

Mercredi 30 Mai 2007
PAU UNE COURSE MYTHIQUE

8 h 00, Gare du Mans, un jeune adolescent chargé de nombreux bagages, se présente sur le quai pour prendre place dans un train. Direction le Sud, le Sud Ouest exactement, une traversée de la France pour rejoindre la belle ville de Pau, le grand Prix de Pau.

Grand Prix mythique à l’âme si particulière.

Pau, une course en ville, sur un tracé sinueux très technique par endroit et à d’autres très rapides, ultra rapide. Impressionnant…

Un grand Prix à la réputation légendaire.

Pau, est capable de devenir le souvenir inoubliable de la carrière d’un pilote, mais également se transformer en son pire cauchemar.
Imaginez !

Vous rouler en ville, installé dans un cockpit étroit à 80 cm du sol, au volant d’une monoplace offrant les accélérations d’une Porsche 911 Turbo.
Exigeant de son pilote une attention permanente, à chaque millième de seconde.

Vous imaginez, très bien ?

Alors rajoutons une pincée de difficulté… vous êtes 27 au départ avec une idée commune en tête… être devant les autres.
Rajoutons, une dose de précision totale, une grosse dose. Ce circuit ne permet pas l’erreur, il est intolérant. Ici pas de bac à sable, de dégagement, votre monoplace roulera à 125 km/h de moyenne entre…les trottoirs de la ville.
Un écart, un mauvais freinage, une explication un peu trop proche avec un concurrent, vous touchez, frôler une de ces bordures de ciment et s’est l’abandon assuré, voir la sortie de piste violente avec des dégâts très importants sur votre monoplace.
Mettez aussi, une bonne cuillérée de courage, non plutôt une bonne louche. Ceci pour parvenir entre autres à accélérer à fond dés la sortie du pif paf et atteindre une vitesse de pointe de 180 km/h.
En, même temps vous prendrez l’aspiration de la voiture de devant. Avec l’objectif de la dépasser, juste avant le freinage appuyé de la gare pour attaquer le difficile passage de l’épingle droite.

Encore un ingrédient, l’adresse, la maîtrise de soi. Pau si particulier offre d’incroyables surprises. A la sortie d’un virage, vous retrouvez parfois, deux, trois monoplaces encastrées les une dans les autres, une piste encombrée de débris. L’objectif alors est d’éviter la touchette, préservé sa monoplace intact et reprendre la course au plus vite. Car, il ne vous reste déjà plus que quelques tours pour gagner des places…

La pression, la gestion de la pression, une très bonne dose aussi, je vous laisse doser vous-même. Imaginez encore, vous êtes au sein du Championnat du monde WTTC déplaçant 30 000 spectateurs, la presse, la télévision. Il y a aussi vos partenaires et des observateurs qui peuvent changer le cours de votre carrière sportive.

Ha oui…un dernier détail, à ce moment la… vous avez tout juste 15 ans…

17 h 00 le train entre en, gare de Pau. Pau, 5 jours d’arrêt.

Rodolphe est heureux de venir participer à cette course. C’est un souvenir énorme, teinté d’émotion.
Il y a un an, il était là, en simple spectateur.
Ayant réussit sa sélection, la question se poser alors. Trouverons nous les partenaires pour commencer cette grande aventure.

Un grand merci encore à tous ceux qui ont permit de prendre la décision :

Rodolphe Rosati et Dauphiné Isolation,
Stéphane Malnou et Autogrill,
Miguel Baudouin et Stick Pub,
Madame Goetz, Monsieur Nicolet et L’IEMS,
Monsieur Crouzet et les élèves de l’école EGC de valence,
Le Maire, son équipe et la ville de Montélimar,
La société Alpha promotion
Le dynamique Président de l’Asa Montélimar et du Comité Rhône Alpes du sport automobile, Jean Pierre Mauveaux qui soutient depuis les premières heures le parcours de Rodolphe.

Merci également à Christine Tournigand du Journal la Tribune,
à Yvon Bozzo du Dauphiné Libéré,
à Jean Moncharmont de Drome Hebdo.

Merci de la part du comité de soutien, de ses parents
et de Rodolphe qui nous le rappel très souvent.

Nous savons tous que Rodolphe a toujours à cœur de défendre la confiance que vous lui faites.


Mercredi 30 mai, installations à l’hôtel. A 19 h 00, il va avec son père faire un tour du circuit en voiture car rappelons le nous sommes en ville. Le soir, le circuit est ouvert à la circulation.

19 h 30, Rodolphe enfile sa tenue de sport, rejoint son camarade de pension et de sport études Christophe Charrier. Ils vont ensemble parcourir deux fois le circuit en footing afin d’aller voir de très prés ce qui les attends.
Rodolphe revient emballé avec les yeux brillants.

« C’est dure, aucune erreur ne sera permise, il va y avoir une grosse pression a gérer, Mais ça me plait beaucoup «.


jeudi 31 mai 2007
L’atmosphère de Pau

La journée a été calme. Réveil tranquille, bon petit déjeuner. Objectif de la matinée, Prendre du temps, se détendre.
Visite de cette magnifique ville. A 15 h 00, il visite les paddocks. Rodolphe hume cette atmosphère qu’il commence à bien connaître.
L’ambiance particulière d’un paddock de course. Ce mélange de prestige, de précision, de beauté, de luxe parfumé du stress, de la pression, de la concurrence.

16 h 00, notre pilote au casque Jaune Fluo rejoint la structure impressionnante et très qualitative d’Auto Sport Academy. Comme a leur habitude tout est prêt.
Il salut le staff arrivé du Mans la veille. Puis va se changer pour procéder aux derniers réglages sur sa monoplace.
Le jeune Montilien attentif et minutieux revoit son réglage de pédalier avec la complicité de son mécanicien.
21 h 00, il repart du circuit avec l’équipe d’Auto Sport Académy.


Vendredi 1 Juin 2007
30 Minutes pour découvrir la piste…


La journée a commencé par un réveil musculaire. L’ambiance de la course est déjà bien présente quand le Montilien arrive sur la structure Auto Sport.

Le temps est très instable, tantôt beau, tantôt la pluie.

10 h 15, il prend place dans sa monoplace parrainée par l’IEMS d’Alès, dans quelques minutes maintenant, la voiture au numéro 1 rejoindra le bitume de ce circuit mythique.

Pour rejoindre la piste, toutes les monoplaces vont devoir emprunter une portion de route ouverte à la circulation.
C’est donc sous escorte des motards de la Police Nationale que les 27 concurrents vont se rendre sur le stade automobile ou ils vont en découdre.

11 h 00, 27 moteurs démarrent et une à une les monoplaces prennent la piste chaussées de pneu slick (pneus pour piste sèche).
Au bout du premier tour les premières gouttes de pluie tombent, puis rapidement c’est une averse, et un déluge.
En pneus slick, dans de telles conditions cela revient à conduire avec des pneus lisses sur la neige !

Certains pilotes décident de rentrer, il est vrai que le risque de sortir est très important vu les conditions. Qu’il est impossible de tout essayer et de réaliser un bon temps.

Sur le bord de la piste, nous continuons à voir la voiture Dauphiné Isolation tourner.
Sa glisse, elle bouge beaucoup, les accélérations sont difficiles, presque impossible.

On imagine Rodolphe trempé dans son cockpit, concentré afin de rester sur la piste.

Nous le rejoignons vite sur les stands après le dernier tour et le retrouvons la combinaison trempée.

« Dommage, avec cette pluie, je n’ai pas pu voir grand chose du circuit. Je n’ai rien pu essayer. Certains n’avaient pas allumé leurs feux arrière, on ne voyait rien et on ne les apercevait même pas. C’était délirant. Très difficile de rester sur la piste.
J’ai continué à rouler, car ça me fait une expérience de plus sur la pluie. J’en ai profité pour continuer à apprendre à maîtriser la glisse. »

LES ESSAIS CHRONOS

15 h 00, dans quelques minutes, toutes les monoplaces auront deux fois 15 minutes, pour effectuer leurs séances d’essais chronos. Ceci déterminera leurs places sur les grilles de départs de la course 1 et 2.
Nous laissons Rodolphe se concentrer. Il est dans sa monoplace et à travers son casque nous pouvons voir que son regard change. Il est maintenant déjà sur le circuit.

Il fait sec, plus de pluie. Toutes les voitures entrent en piste. La difficulté étant également de trouver un tour libre, clair afin de pouvoir effectuer un bon chrono.
Rodolphe passe, il ne semble pas dans un rythme rapide. Il cherche un tour clair. Il hésite sur certains passages mais semble ne pas pouvoir être totalement à l’attaque.

La première série est terminé le commentateur annonce le 20e temps pour la numéro 1.

Nous aimerions tellement savoir ce qui se passe dans la monoplace. Mais déjà après une courte pose les pilotes repassent devant nous pour attaquer la seconde manche d’essais qualifs.
Dés le deuxième tour, nous retrouvons un Montilien plus incisif, plus à l’aise. La séance est mouvementée. Des pilotes partent à la faute, certains arrivent à repartir, pour d’autres les dégâts sont trop importants. Ils resteront sur le bord de la piste pour les derniers tours.

La numéro va de mieux de mieux. On le voit nous gratifier de meilleur passage au fil des tours.

C’est la fin de la séance et curieux de savoir ce qu’en pense Rodolphe, nous allons le retrouver prés de sa monoplace.

Il est 15e temps de cette série. Un groupe de 7 ou 8 pilotes se détachent vraiment des autres.
Ils tournent en 1’26’’ l’autre groupe se situe plutôt en 1’28’’. La différence est énorme.

« La première séance je ne suis pas parvenu à trouver mes marques. Le circuit est très particulier avec ses trottoirs et ses rails très prés de la piste, il faut faire des tours parfaits. Je n’ai pas trouvé le bon rythme. J’ai essayé différentes solutions mais le chrono ne descendait pas pour autant.
Pendant le petit temps entre les deux séries. J’ai analyser ce que j’ai fais dans la une. Je pense avoir trouver certains erreurs que je faisais. J’étais donc un peu mieux, un peu plus rapide .J’ai eu du mal à trouver un tour clair. Il y a encore plusieurs endroits ou je dois m’améliorer. Le circuit me plait, je le trouve génial »

Demain à 9 H 50, la numéro 1 soutenue par les élèves de l’école EGC de Valence sera positionner sur la 20e place de la grille pour une course aux multiples rebondissements. Dimanche elle pointera à la 15e place sur la grille


Samedi 2 Juin 2007
La Pression permanente de Pau
A PORTÉE DES POINTS

Le tour de chauffe vient d’être bouclé. Les monoplaces au moteur Renault se mettent peu à peu en place sur la grille.
Les pilotes ont devant eux, cette grande ligne droite du départ, puis cette légère courbe droite qui amène sur ce freinage violent afin de passer l’épingle de la gare.
Ils devront tous passer au premier tour…
Nous avons laissé Rodolphe tout sourire tout à l’heure. Très zen, il nous a dit

« Je pense que ça va être très chaud, j’ai regardé mes acquisitions de données hier soir. J’ai pu voir où je devais m’améliorer. Je vais y arriver. Je veux réaliser un bon départ et éviter les embûches pour pouvoir boucler le premier tour. «

Ca y est… évacuation de la piste… MOTEUR… Feu rouge… VERT… c’est parti dans un bruit impressionnant. C’est une meute enragée qui passe devant nous. A ce moment là on peut voir sur les visages des spectateurs la surprise, l’émotion, la curiosité.
Impressionnant de voir ses pilotes s’engager avec une telle fougue dans cette bagarre au cœur de ville.

Le premier virage est passé. Puis le premier tour.
Ouf, ave un grand plaisir la voiture de la ville de Montélimar passe devant nous. 21e position. Il a perdu une place dans ce départ. Mais, nous connaissons Rodolphe et voyons clairement qu’il est parti pour en découdre.

Le tour suivant, il a reprit sa place, puis en gagne encore une autre. Les événements s’enchaînent sur la piste. Le commentateur annonce des pilotes qui partent à la faute. Sous la pression, le désir de mieux faire, la fatigue, le dépassement de la limite.

A chaque tour, nous respirons tous en voyant apparaître au loin le casque jaune fluo. Certains d’entre nous ne peuvent s’empêcher de crier des encouragements à Rodolphe.
Oubliant qu’il passe devant nous à 180 km/h !
Plusieurs fois les drapeaux jaunes sont agités signalant une sortie de piste et un danger pour les autres pilotes. Interdisant alors tout dépassement.
3 fois le safety car devra rentrer sur la piste, suite à une sortie de piste encombrant le circuit. Ceci, permettant aux grues en place d’évacuer la monoplace.
Un grand bravo au passage a l’organisation et a tous les intervenants autours du circuit qui agissent vite et bien pour garantir au maximum la sécurité des pilotes.
Le safety car regroupe les pilotes derrière lui. Nous comptons, la voiture Auto Grill est maintenant en 13e position.
Il reste juste quelques tours. Le Montilien est collé à la voiture qui le précède prés à bondir dés que la safety car redonnera le départ.
La direction de course décide de neutraliser la course, jugeant la piste trop encombrée par les débris, l’intervention pour la nettoyer trop longue.
Dommage, car nous sentions le pilote IEMS très en forme et très décidé à aller chercher ses premiers points.

Dans les installations d’Auto Sport Academy c’est l’effervescence, mais sans panique pour le staff technique.
Rapidement les responsables font le point avec les pilotes sur leurs analyses techniques de leurs montures
Ils voient revenir certaines monoplaces sur les dépanneuses. Plusieurs ayant subies de gros dégâts
ne pourront pas repartir demain, pour la course deux.

« Au premier tour, je voulais faire un départ propre et éviter les accrochages. C’est incroyable parfois nous arrivions derrière une sortie de piste et il fallait éviter les débris sur la piste. J’étais dans un bon rythme. Je suis vraiment de plus en plus à l’aise sur ce circuit. J’aime beaucoup rouler à Pau.
Il y a eu de belle bagarre. Dommage que l’on n’est pas pu boucler les derniers tours. Je sentais les points à ma portée. «

La journée se termine dans une ambiance particulière. La tension est montée encore d’un cran
Les pilotes attendent tous demain pour se retrouver dans l’ultime match du week end.
On peut lire la déception dans les yeux de ceux à qui on annonce que pour eux le meeting est terminé. Il y a trop de dégât sur leur monoplace pour pouvoir repartir.

Notre pilote soutenu par Stick pub de romans est quand même aller frotter le nez de sa monoplace sur un de ses collègues. On peut voir les traces apparentes et la dérive droite qui en a fait les frais. (Partenaires rassurer vous, c’est un coût de 50 euros… Sur ce coup là vous vous en tirez plutôt très bien…).

Détente pour Rodolphe, il décide de quitter le circuit est d’aller avec son frère Guillaume, son premier supporter et certainement pour lui le plus important, faire une tour en ville.

En revenant, ils nous annoncent être aller dans un grand magasin ou ils ont jouer avec une console de jeux à faire une… course de voiture !


Dimanche 2 Juin 2007
MARQUER DES POINT A PAU …

Réveil musculaire pour tous les pilotes à 6 h 30.

8 h 00 sur la structure Auto Sport Academy tout est prêt. Le staff est impressionnant, les élèves mécaniciens et les responsables sont incroyables. La nuit de vendredi à samedi ils ont pu dormir 3 heures…Toute la journée, ils sont resté de 6 h 00 à 21 h 00 disponible, attentif et souriants. Un bel exemple de volonté nous est donné par tous ses jeunes. BRAVO.

Une à une les monoplaces prennent cette portion de route ouverte et rejoignent le circuit.

Rodolphe est 11e sur la grille car 4 concurrents ne reprendront pas le départ.

Rodolphe nous a annoncé, « je dois prendre des points aujourd’hui… »

La direction course a refait un briefing à toute la grille de départ, car la pression est à son comble. Tous les pilotes veulent pouvoir marquer des points à Pau.
C’est évident, ils ne se feront aucun cadeau. Même si ensuite une fois le casque enlevé, on peut assister à des scènes de bonne camaraderie, d’échanges parfois même de franche complicité.
On les voit parfois rire ensemble d’une passe d’armes qu’ils ont échangés durant plusieurs tours. Parfois roues contre roues à plus de 180 km/h. Ceux sont des garçons et des filles (il y en a une cette année qui ne se laisse de plus pas impressionner) incroyables.

La piste est évacuée. Nous attendons le départ Vous imaginez que tous les supporters de Rodolphe retiennent leurs respirations.
Plus personnes ne parlent, on ose à peine se regarder.

C’est parti, au loin, nous entendons le bruit présageant d’un moment unique, nous avons changé d’endroit pour nous mettre vers un passage technique.

Il passe tous devant nous, tous à l’attaque complète. La voiture Alpha Promotion de Montélimar est là, à la 11e position.
Les tours s’enchaînent dans ce passage il repasse 12e et semble avoir des difficultés à passer ce pif paf rapide et délicat. Il est attaqué par le 13e. .
On se regarde les uns les autres, Rodolphe ne résistera pas à la pression ?, a-t-il un souci ?, un instant, on n’ose plus croire aux points…

Puis surprise, on perçoit la voiture soutenu par le Comité Rhône Alpes du Sport Automobile comme on adore la voire rouler, a l’attaque le nez dans la boite de vitesse de celui qui le précède.
C’est claire Rodolphe veut ses points. Il revient 11e, derrière lui, des pilotes partent à la faute. Ce qui ne change rien pour le classement de notre pilote, mais forcément provoque un danger supplémentaire sur cette piste atypique.

Guillaume annonce en sautant de joie, il est 10e… Nous retenons tous notre souffle, Rodolphe connait t’il sa position ?, il est dans les points.
On ne le sait pas. Il refait un passage complètement à l’attaque, la monoplace de devant est dans le pif paf sous la pression de la numéro 1, qui lui fait comprendre qu’elle veut passer, qu’elle va passer.

Dernier tour, le leader sort de la piste, les 2 et 3e évite de le suivre mais les 4e, 5e, 6e et 7e ne peuvent pas éviter sa monoplace et tour à tour se percute. Cela forme un groupe de monoplaces immobilisé, des morceaux sont éparpillés sur le bitume.

Le temps est interminable, la numéro 1, ou est elle ?. Il est dans les points, il le mérite ça serait vraiment terrible…

Oui, il est la, repasse intact, il a évité ce piége, et pointe donc à la 5e position.

La joie éclate, repartis à plusieurs endroits sur le circuit, les partenaires et amis de Rodolphe se téléphone, laissant sortir leurs émotions. Il marque ses premiers points à pau.

Une allégresse immense nous envahit, avec rire, larmes, embrassades. Un moment de pur bonheur…

Merci Rodolphe pour ce moment que personnes d’entres nous oublieront.

La direction de course de Pau, après une longue période d’attente décide de classer les 5 voitures présentes dans la sortie de piste du dernier tour. Celle-ci ayant sortie le drapeau rouge et revenant alors au classement du tour précédent l’interruption.

Rodolphe sera donc 10e de la deuxième course de Pau marquant son premier point.

Mais, deux autres surprises nous attendent encore…

Avec un plaisir immense nous rejoignons tous celui qui vient de nous faire tellement vibrer.

Il nous accueil avec un regard heureux et amusé. Il est très content.

« J’ai pris un départ moyen, ensuite j’ai vraiment trouvé le rythme. Ca roulait très vite. Chacun voulant faire un résultat ici. Je suis resté très concentré sur mon pilotage et je savais que je pouvais faire les points en roulant vite et sans erreur.
Je pense que j’étais rapide on va voir sur les résultats.
Le dernier tour c’était dantesque, des voitures empilés, il y avait des morceaux partout, j’ai vraiment pensé a ne pas me faire piégés par une crevaison sur un débris j’ai du slalomer pour tout éviter. Je suis content d’être arriver à rouler dans le rythme sans rien casser du week end »

Et oui Rodolphe tu étais vite car tu reviens dans les temps de référence en 1’26’’. Roulant dans le groupe des dix meilleurs temps à 5 centièmes des temps de la pole.

Encore de très beaux progrès pour notre sport études. Qui sans pouvoir s’entraîner à coté des courses, ni effectuer de roulage intensif arrive à analyser ses courses, se remettre en question, et trouver le bon rythme.

Une autre belle surprise et récompense ? , et bien oui, le préparateur physique de Rodolphe nous a annoncé qu’il était retenu dans le groupe des huit pilotes pour participer au stage d’une semaine de sport intensif qui se déroule en Juillet
Ceci en résultat de son assiduité dans la préparation physique et de sa motivation à réussir.


Quelques mots avec des partenaires, des remerciements aux mécaniciens présents à Pau. Déjà le déjeuner et le bus qui ramènera l’étudiant de seconde dans son pensionnat. Car demain il y cours…

 

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